Paris, Paris…
“Voir Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain équivaut à être forcé d’avaler un buffet entier de pâtisseries de chez Maxim’s en soixante secondes, avec Maurice Chevalier chantant juste derrière vous. (…) La fantaisie la plus remarquable du film est le Paris construit par Jean-Pierre Jeunet. Un Paris censé être moderne, situé en 1997 ou à un moment proche de la mort de la Princesse Diana. Mais avec les musique d’accordéons, les cafés et les teintes jaunâtres des vues panoramiques de la ville, cela pourrait être le Paris de cinquante ans auparavant. Un Paris où toute vie moderne a été digitalement effacée : pas de McDonald’s, pas de Centre George Pompidou, et certainement pas de Bibliothèque nationale ou d’Arche de la Défense. (…) Le style de Jeunet rappelle un autre fantasme parisien ressassé, celui du Moulin Rouge de Baz Luhrmann, mais en plus intelligent et moins stroboscopique.”
Peter Bradshaw – The Guardian – 05/10/01
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